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Ce lexique regroupe quelques termes techniques ou jargonneux – souvent employés par les spécialistes du Web, des technologies de l’information et du Webmarketing – qui émaillent les articles d’e-sens.

F-commerce

Mythe ou réalité écrasante de demain (matin), les interrogations autour du F-Commerce sont nombreuses. Le F-commerce, ou Facebook commerce, consiste en la vente en ligne via le réseau social Facebook.

Le Social Commerce, et plus simplement le F-commerce, concerne une approche de la vente en ligne sur la base de la recommandation d’internautes, le « Like ». « La recommandation d’un produit, un commentaire positif, un Like, peuvent multiplier par 4 les intentions d’achats. » (source : Nielsen 2010). C’est cet effet de levier que recherchent les f-commerçants pour qui une boutique de vente dans Facebook n’est qu’une étape dans une stratégie plus globale de Social Commerce.

Avec bientôt son milliard de comptes, le réseau social leader qu’est Facebook ne pouvait qu’attirer l’attention des cybermarchands qui souvent y débutent leur activité. D’autant que Facebook met à leur disposition des outils qui rendent la création de sa boutique particulièrement rapide et simple. Ces outils, Open-Graph 2.0, Facebook Connect, boutons personnalisables… permettent aussi de faire entrer le site traditionnel de la marque dans le monde du Web Social en les y intégrant. L’internaute qui utilisera l’une de ses ressources, hors du réseau social donc, sera repéré par Facebook qui pourra ainsi poursuivre sa cueillette de données au profit des entreprises utilisatrices.

 

Facebook

Le réseau social leader, bientôt milliardaire en nombre de membres et déjà milliardaire en dollars, même si l’introduction en bourse de mai 2012 n’a pas été un succès fulgurant. Pour donner une idée de l’ampleur du phénomène, en 20 minutes sur ce qui est le troisième pays de la planète en « nombre d’habitants », Facebook, c’est : 1 000 000 de liens partagés, 1 323 000 photos taguées, 1 484 000 invitations envoyées, 1 587 000 messages postés sur les murs, 1 851 000 statuts mis à jour, 1 972 000 invitations d’amis acceptées, 2 716 000 photos téléchargées, 4 632 000 messages, 10 208 000 commentaires…

Facebook et Bing, le moteur de recherche de Microsoft, ont conclu en octobre 2010 une alliance pour une exploitation des données collectées via le réseau social dans l’algorithme du moteur de recherche. Une preuve, s’il le fallait, que Facebook voit bien Google avec son réseau social Google+ conforté de toutes ses applications complémentaires, dont Youtube n’est pas la moindre, comme son principal concurrent. Pour tenter de se rapprocher de cette stratégie de Google, Mark Zukerberg, fondateur et actionnaire majoritaire de Facebook, a décidé d’acquérir pour 1 milliard de dollars l’application de filtres et de partage de photos Instagram et sa base de 50 millions d’utilisateurs.

Dans sa stratégie actuelle, Facebook investit le mobile, ou le mobile investit Facebook : les derniers chiffres du site d’analyse SocialBakers indiquent que 54% des utilisateurs du réseau social s’y rendent via leur téléphone portable, soit 488 millions de Facebook-mobinautes. Selon une étude de Comscore, en mars 2012, les Américains ont passé davantage de temps sur Facebook via leur téléphone que par leur ordinateur : 441 minutes pour un Smartphone, contre 391 minutes pour un ordinateur.

Pour comprendre la base du fonctionnement d’un réseau social, et de Facebook en particulier, il est primordial de partir de la théorie, établie par le Hongrois Frigyes Karinthy en 1929, des six degrés de séparation : toute personne sur le globe peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons. Cette théorie fut reprise par Stanley Milgram (1967) dans son étude du petit monde. Les calculs ont été appliqués à Facebook et, pour s’y relier à n’importe quel autre membre, le degré de séparation moyen est de 4,741. Ce cheminement pour aller vers un autre membre est organisé au travers d’un graphe social qui est le cœur du dispositif. Au point que ce concept de graphe social mérite un traitement à part entière dans ce lexique.

Facebook, dans la nouvelle version de son algorithme, n’affiche pas toutes les informations que vous publiez à tous vos fans. Il diffuse seulement ce qui lui semble intéresser l’utilisateur. Ceci se fait au travers d’un dispositif dit « Edge Rank » qui décide de diffuser sur le fil d’actualité d’un fan ou pas l’information publiée. Résultat, 84% des fans d’une page ne voient pas les publications qui y sont faites. Les trois facteurs qui interviennent sur la visibilité de vos données sont : l’affinité (nombre d’interactions entre vous et une personne), le poids des publications (le type de contenu utilisé en fonction du profil de chaque utilisateur) et la récence (caractère nouveau du post). Il faudra donc veiller à les travailler particulièrement.

Le fonctionnement d’une page Facebook doit s’observer pour en tirer tout le profit marketing à même d’être obtenu. Au travers de « Facebook Insight », le réseau social donne des outils appropriés (www.facebook.com/help/search/?q=insights). Le bilan global de l’activité de sa page et un descriptif des profils des membres qui la fréquentent sera créé par Insight. Mais, et c’est plus important en termes d’engagement, il sera possible d’analyser les membres qui interagissent et parlent de vos pages à leurs amis dans le réseau par un message, un tag sur une photo... Les profils des fans seront obtenus en termes de sexe, âge, pays, langue parlée… et plus finement de provenances de trafic : issus du bouton Like, des applications, de l’invitation par un administrateur, suite à un clic sur les publicités Facebook, via le mobile…

 

F.A.Q. (Foire Aux Questions ou Frequently Asked Questions)

Il s’agit de la rubrique du site Internet qui apporte les réponses aux questions fréquemment posées par les usagers du produit ou de la marque.

Ce dispositif illustre l’un des intérêts forts pour les entreprises dans l’usage du Web : la réduction des coûts d’assistance synchrone par un opérateur salarié. Pour aller encore plus loin dans cette voie de réduction des charges, la FAQ peut s’enrichir d’un forum qui permettra de faire apporter par les usagers eux-mêmes les réponses aux questions posées par d’autres usagers. Une des techniques de « crowdsourcing ».

Ces Foires Aux Questions présentent un inconvénient majeur dans la logique conversationnelle du Web social actuel : elles sont déployées sur les sites des entreprises, les « medias possédés », et donc nettement moins convaincantes que les discussions qui peuvent se développer dans des forums ou des blogs hors du champ de contrôle de la marque. Ceci amène à réserver aux FAQ des éléments « objectifs » comme des précisions techniques, des informations sur l’implantation du réseau de distribution, des astuces de montage…

 

Filtering

Permet la diffusion sélective vers un internaute d’informations retenues en fonction du profil et des centres d’intérêt que l’on connaît de lui. Le filtering est l’exploitation des données issues du « profiling » réalisé sur les internautes ciblés par l’entreprise. De nouveau, les données sont au cœur du système.

 

Firewall (ou Pare-feu)

Internet est une porte ouverte sur le monde. Et par une porte ouverte, tout le monde peut sortir, mais aussi entrer. Le meilleur comme le pire pour vos données et celles de votre entreprise. Le firewall est une des composantes du dispositif qui en assure la sécurité et prévient les attaques. Il s’agit d’un ensemble informatique, un serveur et ses logiciels, qui filtrent les informations entrantes dans le système d’information de l’entreprise, et les informations sortantes.

L’ouverture grandissante des systèmes d’information des entreprises du fait du matériel (ordinateurs portables, téléphones mobiles, tablettes…) et des applications (externalisation via réseau à des prestataires de logistique, gestion administrative…), sans même parler du cloud computing grandissant, amplifie les problèmes potentiels de sécurité. Ce terme de « pare-feu » est générique et peut à ce niveau être pris, pour les non-puristes, comme synonyme des termes « proxy » ou « routeur ».

 

Flash

Flash est un langage de programmation particulièrement orienté vers l’affichage de graphismes fixes et surtout animés sur les écrans Internet. La nécessité en est apparue avec l’évolution du Web, de plus en plus multimédia, soutenu par la progression des capacités de diffusion grâce à l’augmentation de la bande passante.

À la différence des techniques classiques d’animation qui affichent des images chargées successivement depuis le serveur, d’où un ralentissement, Flash est basé sur du calcul vectoriel. Le processeur de la machine de l’internaute calcule localement les points d’affichage et le volume des données transmises est ainsi inférieur. Le temps d’affichage aussi, par conséquent.

Dans les premiers temps de l’apparition de ce langage, il était recommandé aux entreprises de ne pas faire appel à cette technique pour la mise en place de leur site Web.

Flash n’étant pas natif dans les navigateurs Web, trop peu d’utilisateurs avaient fait l’effort de télécharger et d’installer le plugin (complément de programme) nécessaire pour pouvoir afficher des pages qui avaient été écrites dans son environnement. Aujourd’hui, pratiquement plus aucun internaute ne se pose la question car Flash est intégré d'office dans les principaux navigateurs Web disponibles.

Mais, en novembre 2011, Adobe a annoncé qu’il allait abandonner le développement de Flash Player pour Mobile pour s’engager dans la voie de HTML5, donnant ainsi raison à titre posthume à l’ancien patron d’Apple, Steve Jobs, qui a toujours refusé d’intégrer Flash dans ses appareils mobiles, Iphone ou Ipad.

Ceci illustre l’une des règles de cette économie en réseau où la concentration est forte : pour durer, il faut rejoindre un standard… ou devenir un standard comme le sont Word, jpeg, pdf et autres. Flash l’a tenté. Ça a marché un temps, malgré l’opposition d’un géant, Apple. Le pari va-t-il continuer ? La suite bientôt dans les news du Web.

 

Flux RSS (pour really simple syndication)

En s’abonnant à un flux RSS, l’internaute recevra directement, dans sa boîte mail ou sur sa page html d’agrégation de contenu, les données à chaque fois qu’elles seront produites par la source. Ce mode de fonctionnement en « push » où les données arrivent d’elles-mêmes en temps réel s’oppose à la recherche d’informations en « pull » qui consiste à devoir aller chercher soi-même l’information.

 

Followers

Ce sont les membres de la plate-forme de microblogging Twitter que vous suivez ou qui suivent vos messages. La liste des membres que vous suivez est accessible à cette adresse : http://twitter.com/friends.

Attention : 2000 membres au maximum peuvent être suivis. Mais souvenons-nous du « nombre de Dunbar » qui démontre par des expériences scientifiques que le cerveau des mammifères que nous sommes ne peut pas gérer plus de 150 relations stables avec autrui… même sur Twitter !

 

Fracture numérique

Il s’agit de l’inégalité d’accès ou d’usage des technologies numériques. Cette fracture peut être perçue entre pays, entre individus, entre types d’entreprise…

La réduction de cette fracture est un réel enjeu à l’heure où l’utilisation d’Internet est omniprésente. Pour les entités, elle conditionne l’efficacité, la productivité… voire l’exclusion économique ou sociale.

Selon certains auteurs, le développement et l'usage des technologies de l'information et de la communication d'un pays témoignent de sa vitalité économique. Plus un pays est ouvert au développement et à l'usage des TIC, plus son produit intérieur brut (PIB) par habitant est élevé. Phénomène qui s'accentuerait car les TIC et leurs usages sont devenus indispensables à la compétitivité et à l'innovation.

Mais pourquoi ne pas considérer l’inverse : plus un pays est développé, plus l’usage des technologies y est facile et nécessaire. Ce raisonnement apparait a priori aussi cohérent que le précédent. Ce qui montre que les scientifiques qui argumentent un point de vue doivent veiller aux pièges que leur tend l’ataraxie (« état d'une personne qui ne se laisse troubler par rien »)… Gageons que ce ne soit pas votre cas, à vous qui lisez ce lexique.

 

Frames

Technique de mise en forme de pages Web. Chaque page est divisée en plusieurs cadres (« frames ») où s’affichent des familles d’informations différentes. Les données contenues dans un cadre ne sont pas actualisées systématiquement pendant que l’internaute navigue. Cette technique de présentation par cadres est à manipuler avec précaution du fait de ses limites en matière d’indexation d’un site Web par le robot automatique des moteurs de recherche.

Cette technique d’interface est intéressante car elle permet d’intégrer dans un site Web des applications « en marque blanche » qui viennent d’autres sites, ouvrant ainsi la porte à un service plus complet pour l’internaute et à des modèles économiques autres que la classique publicité pour la rémunération des services des éditeurs qui proposent ces applicatifs.

 

Freemium

Il s’agit d’un modèle économique fréquemment rencontré sur Internet quand les produits ou services ne sont pas payants. Une offre gratuite est proposée comme accès de base. À l’usage, l’internaute se rend compte qu’elle est limitée et qu’une offre payante permet d’accéder à plus de services. Souvent, le passage à la version payante est intégré dans l'application elle-même selon un dispositif dit « in-app purchase ».

À titre d’exemple, Yammer propose gratuitement la mise en place d'un réseau social interne pour une entreprise ou la création d’une communauté spécifique. Des versions premium payantes peuvent être acquises pour quelques dollars par utilisateur et par mois. L’application permettra alors des contrôles administratifs, une sécurité renforcée, l'exportation de données, des annuaires, l'intégration SharePoint… autant de services qui ne figurent pas dans la version de base.

Nous pourrions aussi citer l’écoute de la musique chez Deezer, gratuit jusqu’à un certain volume de données, mais payant pour la haute définition ou un volume plus important ; Evernote qui affiche de la publicité en version de base mais pas en version payante, Dropbox qui autorise un volume de données gratuit, mais permet en payant d’acheter du giga octet supplémentaire…

C’est le modèle économique dominant pour les applications téléchargées sur les Smartphones et les tablettes. Une étude de NPD Group conduite sur plus de 60 000 usagers, montre que plus de 40% de ceux qui ont téléchargé une version freemium passent à la version payante.

 

Front Office

L’interface que l’internaute utilise pour accéder aux services du Web pour, par exemple, renseigner son profil, acheter en ligne, interagir avec le site dans des forums… La réciproque du « Front Office » est le « Back Office », partie uniquement accessible pour les administrateurs des services.

Simplicité, rapidité, efficacité de navigation sont les maîtres mots des techniques de Webdesign qui concernent la construction de ces interfaces avec l’usager. Il faut nous attendre à voir le Front Office envahi par des interfaces tactiles. Smartphones et tablettes obligent ! Mais aussi par des interfaces pilotables à distance sans contact comme la Kinect de Microsoft le laisse déjà entrevoir.

 

FTP ou File Transfer Protocol

Il s’agit d’un protocole de transfert de fichiers sur un réseau utilisant le protocole TCP/IP.

Des logiciels, dits clients FTP, permettent de déposer et de télécharger sur un serveur les fichiers objets de l’échange.

Mais à l’heure du cloud et des applications gratuite en ligne (Dropbox…), souvent doublées de leur application spécifique pour Smartphones, pourquoi se forcer à utiliser des FTP qui sont, il faut bien le reconnaître, souvent d’une interface bien vieillotte et plus complexes à manipuler ? La sécurité des données mise en avant par certains peut être un argument.