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Ce lexique regroupe quelques termes techniques ou jargonneux – souvent employés par les spécialistes du Web, des technologies de l’information et du Webmarketing – qui émaillent les articles d’e-sens.

e-Catalogue

Logiciels dédiés à la mise au point de catalogues électroniques, accessibles en ligne via le Web. Diverses fonctions sont possibles comme la recherche dans le catalogue, la constitution de paniers d’achat standards qui pourront être repris à chaque commande, le tag de produits en vue de leur repérage ultérieur… Pour l’entreprise qui propose un e-catalogue, par rapport aux traditionnelles versions papier, les avantages sont nombreux. L’actualisation des prix est immédiate ; les présentations de produits peuvent être enrichies de multimédia pour présenter les articles en situation ; il est possible de personnaliser la page que voit le client en fonction de son profil ou de promotions spécifiques que l’on souhaite lui adresser… Mais l’entreprise peut aussi analyser l’historique de la navigation du client dans les pages de son catalogue. Ceci bien évidemment sous réserve que ses prospects soient prêts à utiliser un e-catalogue plutôt qu’un support papier !

 

Écriture Web (“Webwriting”)

Prise en compte dans la conception des sites Internet des spécificités de la lecture de pages Web par l’internaute et de sa navigation dans l’arborescence de ces pages. Le but est de maximiser l’efficacité des messages diffusés. On parle aussi de “webdesign”. C’est un style plus direct, où la disposition spatiale des textes et des images sur la page écran importe, où il doit être tenu compte des parties de textes cachées du fait des tailles des écrans…

 

e-CRM (“Electronic Customer Relationship Management”)

Le e-CRM ou e-GRC, « Gestion de la relation clientèle sur Internet », est un complément spécifique à la gestion de la relation client (GRC). Il s’agit de l’ensemble des dispositifs mis en place sur Internet pour la gestion des relations de l’entreprise avec ses prospects et ses clients. Dans le cas de l’e-CRM, l’interface de contact avec le client ou le prospect est Internet. Comme pour la GRC ou le CRM, du repérage à la fidélisation, en passant par la vente. Mais il est ici possible d’exploiter les caractéristiques fortes de l’environnement en réseau où le client est en ligne, connecté en direct au site Web. En fonction des informations que l’on possède déjà sur lui, de ses navigations antérieures… il sera possible de personnaliser son interface pour chercher à augmenter l’efficacité de la relation : historique des achats ou des produits visités, affichage de produits associés…

 

E.D.I. (“Electronic Data Interchange”)

Traduit en français par « Échange de Données Informatisées ». Il s’agit de transferts de données entre systèmes informatiques d’entreprises distincts. Le but est d’éliminer autant que faire se peut l’échange de documents papier, et surtout les coûts qui vont avec. Les données échangées sont structurées selon une norme qui en permet l’exploitation à la fois par l’entreprise émettrice et par l’entreprise réceptrice. Ces données sont directement issues des systèmes d’information des entreprises en liaison. Cette absence d’intervention humaine garantit une diminution du risque d’erreurs et améliore le coût des opérations. L’émission et le traitement de ces données répondent également à des procédures normalisées. Sont concernées l’ensemble des opérations d’une entreprise avec son environnement : commande, livraison, facturation, salaires… Des organismes nationaux et internationaux travaillent à l’élaboration de ces normes et veillent à leur compatibilité entre elles.

 

Effet d'usure (“Burn out”)

En matière de publicité sur Internet, l’effet d'usure traduit le fait que plus une bannière est vue par une même personne, plus ses chances d'être cliquée sont faibles. Diverses techniques permettent de lutter contre cet effet : cookies pour se souvenir de la dernière visite de l’internaute et modification en fonction de la bannière affichée, rotation aléatoires des bannières…

 

e-Learning

Si l’engouement est fort, actuellement, pour ces techniques de formation, il faut se souvenir que depuis que l’informatique existe il a été recherché comment tirer profit de l’ordinateur pour apprendre « mieux ». Dans ce domaine, après les années EAO (« Enseignement Assisté par ordinateur » et en anglais CBT pour “Computer Based Training”), l’arrivée d’Internet conjointement avec les extensions multimédia des ordinateurs et des périphériques, a permis le fort développement actuel et le saut qualitatif que l’on constate.

Parmi les distinctions importantes figure celle entre apprentissage asynchrone (exploitation de ressources fournies en ligne) et apprentissage synchrone (en liaison avec le formateur et/ou les autres apprenants) qui amène à parler de formation « à distance » (“Distance Learning”).

Des plateformes de formation sont utilisées. Elles offrent généralement des ressources de logistique pédagogique (dépôt de travaux, prises de rendez-vous, consultation de plannings et autres documents administratifs…) et des outils d’apprentissage (cours en autoformation, qcm, classes virtuelles, « chat »…).

La tendance actuelle en matière de formation assistée par ordinateur est à l’utilisation de diverses techniques pour concourir à l’apprentissage : lectures, auto-formation en ligne, jeux de simulation, classes virtuelles… Ce mélange est qualifié de “blended learning”.

Enfin, il faut citer les expérimentations de formation faites dans les mondes virtuels comme Second-Life qui permettent de profiter d’un environnement 3D où se déplacent les avatars des apprenants. L’Internet offre la possibilité également d’utiliser une nouvelle classe de produits, dits “Serious Game”, où l’apprentissage se fait en ligne au travers d’un jeu qui met en compétition plusieurs équipes, donnant toute sa valeur à la phrase de McLuhan : « Celui qui croit que l’on ne peut pas apprendre en s’amusant n’a rien compris ni à l’un ni à l’autre ».


e-Mail (« Courriel »)

Ce procédé de communication a été inventé en 1971 par Ray Tomlinson. Le format standard de cette adresse électronique qui permet de recevoir des messages au format texte ou au format enrichi HTML est de type : utilisateur@serveur.xxx. L’adresse peut être sur la base du nom de domaine d’une entreprise ou via une plateforme Internet. Le système de communication est ici asynchrone car le destinataire n’a pas besoin d’être présent pour recevoir son message, celui-ci sera stocké temporairement sur le serveur en attendant qu’il y soit récupéré et éventuellement effacé.

Les possibilités de diffusion de la publicité via les millions d’adresses mails qu’ils fournissent gratuitement conduisent de grandes marques du Web à s’engouffrer dans ce modèle économique : Google, Microsoft, Yahoo ! et le dernier mais pas le moindre, Facebook.

 

e-Mailing

Qui peut se traduire par « publipostage électronique ». Il s’agit de l’envoi en nombre d'un courrier électronique à des internautes sur la base d’un ensemble d’adresses mails propriété de l’entreprise, car contenues dans ses bases de données, ou louées à une entreprise spécialisée dans la fourniture de fichiers. La campagne d’e-mailing peut porter sur un cumul d’adresses fournies pour partie par l’entreprise et pour partie par le prestataire. Il conviendra de prévoir alors une phase dite de « dédoublonnage » pour éliminer les adresses mails redondantes. La qualité des prestataires loueurs de fichiers d’adresses mail vient d’une part de l’actualisation du fichier au regard des critères de sélection fournis par le client, et du dispositif de suivi de campagne qu’il propose (suivi des mails expédiés, des liens cliqués…). Les fichiers utilisés ont l’obligation légale d’être constitués sur l’adhésion volontaire des internautes qui y figurent (“opt-in” = « je coche la case pour dire que j’accepte de recevoir de la publicité », par opposition à “opt-out” = « pour ne pas recevoir de publicité sur mon adresse mail, je décoche la case qui était pré-cochée »).

 

e-Procurement

Gestion des achats de l’entreprise réalisée au travers du réseau. Comporte en amont le “e-sourcing” qui consiste à repérer les fournisseurs potentiels, souvent via Internet. Et en aval le “e-billing” qui consiste à automatiser via le Web les aspects liés aux documents administratifs de livraison et de facturation. Des plateformes dédiées existent, parfois appelées « places de marché ». C’est dans ce contexte de “e-procurement” que l’on trouve un dispositif d’achat dit d’« enchères inversées » : le client donne un descriptif de prestation attendue ; sur une période de temps indiquée à l’avance, les fournisseurs font leurs offres, nécessairement inférieures en prix à l’offre précédente connue de tous ; le fournisseur qui emporte le marché est celui qui aura fait la dernière offre la plus basse en prix.

 

ERP (“Entreprise Resource Planning ”ou PGI : « Progiciel de gestion intégré »)

Système de gestion globale d’entreprise, reposant sur un « progiciel intégré » paramétrable qui permet d’automatiser, d’optimiser et d’intégrer entre elles l’ensemble des fonctions internes, en particulier les aspects comptabilité, fabrication avec la GPAO (« gestion de production assistée par ordinateur »), finance, distribution et ressources humaines, gestion de magasins de stockage…

La mise en place d’un ERP est particulièrement attractive en termes de productivité pour une entreprise, et parfois est une solution incontournable. Mais la complexité de l’intégration de l’ensemble des fonctions du modèle d’affaires d’une société est un projet ambitieux, souvent d’une complexité forte et nombreux sont les échecs en matière de déploiement. D’autant que les ERP sont issus d’une culture industrielle où l’on utilisait la célèbre méthode de MRP (“Manufacturing Resources Planning”), ce qui peut ne pas être immédiatement applicable à toute structure, par exemple à celles de prestation de services. Des consultants se sont spécialisés dans l’accompagnement d’entreprises pour la mise en place d’ERP.

 

ERP II

Au contraire des ERP, les ERP II maintiennent et publient l’information critique pour une collaboration interentreprises effective. Les ERP II sont des outils pour une collaboration interne et externe des différents processus de l’entreprise. Dans ce sens, ils autorisent et supportent le commerce collaboratif où les partenaires commerciaux travaillent ensemble et bénéficient d’une amélioration des temps de réponse pour les clients tout en diminuant les coûts et en augmentant la profitabilité.

 

Ethernet

C’est le protocole du « protocole de communication » utilisé par les réseaux locaux pour connecter les machines entre elles. Le débit supporté est de 10 à 100 Mbits par seconde. Ce protocole a été mis au point par Robert Metcalfe, le fondateur de la société 3COM. Plus que ces aspects techniques, déjà primordiaux, Robert Metcalfe a aussi formulé une loi empirique qui mesure l’utilité d’un réseau : Utilité du réseau = k * N² où N désigne le nombre de nœuds du réseau et k un facteur multiplicatif qui donne la pente de la courbe de progression exponentielle. Cette loi est importante car elle est la base de l’économie en réseau qui régit le Web : l’utilité de toute application en réseau est proportionnelle au carré du nombre des points qu’il relie, donc des internautes qui participent au service. Ce qui explique la course au gigantisme de bien des acteurs du Web comme Google, Facebook...

Extranet

Partie de l'Intranet d'une entreprise qui est accessible aux clients ou partenaires via une interface Web. Il n’est pas accessible au grand public, contrairement au site Internet de la société. Si Intranet c’est la famille, Extranet c’est la famille et les amis. C’est donc un Intranet étendu. L'Extranet permet d’associer via un réseau sécurisé les clients ou les fournisseurs à certains aspects de l'entreprise, pour voir par exemple l'état d'avancement d'un projet, gérer ses points bonus, réaliser des transferts sur ses comptes bancaires… Ces clients ou fournisseurs se connecteront avec un dispositif de type login et mot de passe et arriveront dans leur espace personnalisé. Pour une entreprise, l’ouverture via Extranet à ses clients ou prestataires de certaines fonctions est une source d’économies sur des tâches qui auraient dû, dans le cas contraire, être réalisées par ses personnels. C’est aussi un élément de fidélisation.

 

Eye tracking

Technique utilisée en ergonomie pour comprendre la façon dont fonctionne un internaute pour explorer visuellement une page Internet. Les résultats des observations sont utilisés par exemple en matière d’e-publicité. La technique consiste à identifier grâce à une caméra le parcours du regard quand une page Web s’affiche. La page est alors représentée en zones chaudes (celles où doit se trouver l’information importante