Crowdsourcing: la puissance de la foule | Mai 2011


Les formes et les plates-formes du crowdsourcing

Le Web 2.0 est la pierre angulaire du crowdsourcing. Comment s'organisent les différentes communautés d'internautes dans ce travail de collaboration et quels sont les supports dont elles disposent pour échanger leurs savoirs?

Les quatre formes 

Le club d'experts

La complexité du sujet à traiter nécessite que l’on sélectionne les contributeurs. La constitution d’un groupe de spécialistes est donc délibérément souhaitée par l’entreprise. C’est donc la qualité des expertises et non la quantité qui est recherchée.

Le groupe d’intérêt commun

Cette catégorie fonctionne sur le principe du conseil, de l’assistance clientèle et de l’expertise produits. Dans certaines situations, des équipes ayant des compétences diverses (techniques, organisationnelles, juridiques) nécessaires à l’élaboration d’un travail commun peuvent se constituer dans le but de contribuer à des évolutions dans des domaines particuliers (création de normes, de règlements).

Le groupe de pairs

On retrouve ici la notion d’open source. Un groupe indéfini de programmeurs mettent leurs connaissances en commun pour créer et faire évoluer un logiciel. 

La co-création

Cette pratique fonctionne sur le principe du laboratoire d’idées. Les internautes sont chargés de travailler sur l’élaboration ou l’expérimentation d’un produit ou d’un projet. 

Si l’on se réfère à la définition de fronteerstrategy, nous parlons ici de collaboration qui s’appuie sur un grand nombre de contributeurs.

A l’inverse du club d’experts, la quantité de feedback est importante. La co-création est riche et génératrice de créativité et augmente les chances de trouver «l’idée» qui fera la différence.

En sollicitant la communauté des internautes sans ségrégation ou discrimination, on recherche à augmenter la probabilité de trouver une, solution au problème posé.

http://www.artmail-conseil.com/blog/2009/09/14/le-crowdsourcing-lintelligence-collective/

Les différentes plates-formes

Une plate-forme de crowdsourcing est un site Internet qui met en relation des entreprises et des communautés (d’amateurs, de professionnels ou d’experts) offrant des connaissances susceptibles de répondre à un besoin, exprimé ou non.

On répertorie plusieurs types de plates-formes:

  • Recherche & Développement (exemple : Innocentive)
  • Marketing &Design (exemple :Idea Bounty)
  • Intelligence collective (exemple : NewsFutures)
  • Ressources humaines (exemple : TopCoder)
  • etc.   

Certaines plates-formes sont également appelées «intermédiaires» : Elles récupèrent certaines idées sans déboucher forcément sur le développement d’un produit directement commercialisable. Certaines d’entre-elles lancent des «appels d’offres»,

Gérer l’information 

Vérifier et valider l’information est une étape clé pour exploiter au mieux les contributions générées par le  CS. Ce n’est pas une sinécure, car le modèle exige la mise en place de processus internes de validation, et donc une redéfinition des rôles au sein de l’entreprise.

A titre d’exemple, Ushahidi («témoin» en Swahili) est un site de crowdsourcing qui recueille en temps réel de l’actualité fournie directement par les internautes-journalistes. Comme les contributeurs ne sont pas des professionnels, et que la déontologie journalistique impose de vérifier toute information, Ushahidi utilise un logiciel pour extraire, filtrer et vérifier les informations que le site aura récupéré via les divers canaux de communication (réseaux sociaux, messagerie électronique etc.). 

D’autres sites comme des sites de banques d’images ou de vidéos ont des procédures plus simples. Ils font appel à des groupes de spécialistes pour évaluer et valider l’intérêt de la proposition avant de les publier.

Sources:

www.fronteerstrategy.nl

www.innocentive.com

www.ideabounty.com

www.newsfutures.com

www.topcoder.com

www.ushahidi.com/

Source image:

www.artmail-conseil.com


dossier préparé par:


Zian Kighelman, Gilles Laforge, Florian Locatelli, Cristina Späni, Emmanuel Wicht