Souriez, vous êtes géolocalisés ! | Novembre 2010


La géolocalisation passée à la loupe

Depuis quelques années, les données géolocalisées peuvent être récupérées et exploitées par les réseaux sans fil. Ces techniques de repérage géographique ont d’abord fait évoluer la logistique ou les transports puis se sont immiscées dans notre quotidien.

Si les premières utilisations des systèmes de géoréférencement avaient des visées professionnelles, le GPS a vite conquis le monde du ludique. Les randonneurs et les sportifs de l’extrême par exemple se sont équipés d’appareils plus compacts. Plus besoin semer des petits cailloux pour retrouver son chemin: il suffit simplement de regarder l’écran de son compagnon d’aventures.
Mais aujourd’hui, bien au-delà des fonctions purement géographiques de la géolocalisation, ce sont bien de nouveaux repères – c’est le cas de le dire ! – qui font intrusion dans notre vie virtuelle et sociale.

Opt-in et opt-out

La géolocalisation est un utilitaire permettant de récolter des informations relatives à la position géographique d’un utilisateur et de son environnement. Il y a deux modes d’utilisation possibles: l’opt-in et l’opt-out. L’opt-in est le cas où l’utilisateur s’inscrit sur le site du service de géolocalisation et autorise que l’application utilise ses coordonnées. L’opt-out ne requiert pas l’approbation de la personne.

La géolocalisation peut être mise en œuvre selon différentes modalités.

Par satellite
Des réseaux de satellites survolant la planète sont capables de traiter les données géospaciales émises par des puces spécifiques intégrées à de nombreux objets de la vie quotidienne comme la voiture et les téléphones portables On peut localiser par satellite et repositionner les coordonnées sur une carte. Le principal réseau satellite est le GPS (Global Positionning System) américain. Ce système offre une précision de 15 à 100 mètres.
Par téléphone portable et wifi
Cette technologie permet de déterminer la position d’un téléphone en se basant sur certaines informations relatives aux antennes GSM auxquelles le téléphone est connecté et offre une précision comprise entre 200 mètres et plusieurs kilomètres. La même méthode peut être utilisée avec des bornes wifi.
Par adresse IP et proxy
L’adresse IP d’un utilisateur, lorsqu’il se connecte sur internet, renseigne sur sa ville. Google utilise cette technologie pour cibler les résultats de recherche (source: imaginaweb.ch). Le moteur repère ainsi l’endroit où se trouve le surfeur et ce sont des publicités régionales qui s’afficheront sur les pages Web qu’il consulte – par exemple des pubs suisses en français.
Par RFID
La radio-identification (RFID) est une méthode permettant de récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs que l’on nomme «radio-étiquettes». Il s’agit de petits objets – comme des étiquettes adhésives – qui peuvent être collés ou éventuellement incorporés dans des objets ou des corps vivants. Ces radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique leur permettant de recevoir et de répondre à des requêtes radio émises depuis un émetteur-récepteur. Ce système offre une précision de l’ordre du mètre.

Les applications mobiles

L’iPhone et le Blackberry utilisent leurs interfaces GSM, Wifi et récepteur GPS pour se positionner. En utilisant plusieurs technologies en même temps, ils augmentent la précision de la géolocalisation. Il existe aujourd’hui de nombreuses applications de géolocalisation à télécharger:
  • localisation d’un portable perdu (iPhone: Top Secret | BlackBerry: Simple Trax)
  • localisation de sa voiture (iPhone: Trouve Ma Voiture | BlackBerry: Car Finder) 
  • la recherche immobilière géolocalisée (iPhone: GeoImmo)
  • jogging: enregistrement de notre trajet (iPhone: Trailguru | BalckBerry: SportyPal) 
  • géolocalisation des photos (iPhone: iPhoto, Gps4cam | BlackBerry: bb Places)
  • localisation des gens (iPhone: JoinMe | BlackBerry: e-Mobile Family Locator) 
  • guidage GPS (iPhone | BlackBerry)
Sources

dossier préparé par:


Madiha Favre, Janick Konishi-Bétrisey, Marzena Lapka, David Melviez, Alexandre Nickbarte