Le Web 2.0, évolution ou révolution? | Janvier 2008


Wikipedia et YouTube vous emmènent au c?ur du Web 2.0

Immensément populaire, Wikipedia n’en repose pas moins sur un modèle économique fragile. Quant à YouTube, élément tout aussi incontournable du Web 2.0, il se voit de plus en plus confronté à des problèmes de droits d’auteur et de piratage.

Wikipedia: de l’art ou du cochon ?

Imaginons un monde merveilleux où la connaissance encyclopédique serait construite et partagée par tous: ce monde s'appelle Wikipedia… et pourtant cette réalisation qu'aurait applaudit Diderot reste un colosse aux pieds d'argile: piratage, modèle économique fragile et, déjà, des concurrents de grande taille sur les talons... sans compter les critiques quant à la validité, l'authenticité et le référencement des données...

Diderot en aurait rêvé, Wikipedia l’a fait : une encyclopédie mondiale enrichie par toute personne désireuse de faire évoluer la connaissance humaine.

Un projet humaniste

Libre, gratuite, accessible, multilingue, écrite de manière collaborative, Wikipedia semble remporter tous les suffrages.

L’idée forte de Wikipedia, «L'encyclopédie que chacun peut améliorer», est décrite par son cofondateur Jimmy Wales comme «un effort pour créer et distribuer une encyclopédie libre, de la meilleure qualité possible, à chaque personne sur la terre dans sa langue maternelle». Ultra accessible, elle permet en effet très rapidement d'avoir une idée sur un sujet, une définition...

L’objectif de Jimmy Wales est que Wikipedia puisse atteindre un niveau de qualité au moins équivalent à l'Encyclopædia Britannica...

Wikipedia, une encyclopédie bas de gamme?

Et c’est là que le bât blesse…En effet, l'encyclopédie en ligne a les défauts de ses qualités: point d’auteur, de référence, de source quelconque, d’historique, ni de suivi des mises à jour dans les articles…

Ne cherchez pas non plus des news ou des textes originaux. L’encyclopédie en ligne n'a pas pour objectif de présenter des informations inédites. Comme pour les encyclopédies classiques, son ambition se limite à exposer des connaissances déjà établies et reconnues (c'est ce qu'on lui demande me ferez-vous remarquer).

Les travaux personnels ou originaux n'ont évidemment pas leur place. Ils sont donc effacés, sans que cela constitue une prise de position sur leur pertinence ou leur caractère erroné.

Encyclopédistes contre pirates du net

Wikipedia est régulièrement assaillie par les pirates du net: bien que l’équipe de Wikipedia surveille son site et rectifie les erreurs ou les actes de sabotage, ce temps de réaction, aussi rapide soit-il, permet à des milliers d’internautes de lire, copier, coller et diffuser involontairement des informations erronées. Jetons plutôt un œil au deuxième article retenu par Google à propos de Georges Washington… article provenant de Wikipedia…

Wikipedia permet une diffusion de l’information beaucoup plus simple, plus rapide et plus large qu’auparavant. Une erreur dans un article de Wikipedia touchera beaucoup, beaucoup plus de monde et bien plus rapidement. Ces erreurs sont principalement de deux ordres : la validité/véracité du contenu et les risques de manipulation. Voyons les quelques exemples ci-dessous. Son outil - accessible ici - permet de suivre les modifications de Wikipedia et est rapidement devenu une source intarissable de révélations. Parmi les contributeurs réguliers de l'encyclopédie s'illustrent ainsi quelques célébrités, comme l'Eglise catholique, l'Eglise de scientologie, la CIA, ou encore des grands médias américains... Comme on pourrait s'en douter, ces modifications ne sont pas toujours anodines. La CIA a ainsi proposé des retouches sur le Capitole, le président Roosevelt ou, sujets plus polémiques, la biographie du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et celle de son homologue Irakien.

Ces actes posent à nouveau la question de l'objectivité des articles de l'encyclopédie en ligne, d'autant que certaines modifications relèvent, elles, du sabotage pur et simple. En effet, d'après le site du magazine Wired, (voir lien sur l'article du 8.14.2007), un utilisateur anonyme de Wikipedia supprime 15 paragraphes critiques sur les très controversées machines à voter du groupe Diebold. L'adresse IP de ce mystérieux contributeur révèle que la modification a été opérée depuis les bureaux de l'entreprise elle-même! Le Vatican a, de son côté, essayé de supprimer quelques lignes sur une affaire embarrassante concernant Gerry Adams, le leader du mouvement catholique Sinn Fein, en Irlande du Nord...

L'Eglise de Scientologie s'est également illustrée en modifiant l'article portant sur ses activités, et sur celles de l'un de ses célèbres membres - Tom Cruise - , mais aussi pour ajouter des liens critiques sur l'association américaine de psychiatrie, qui lui est hostile.

On ne peut qu'applaudir cette réjouissante transparence sur Wikipedia mais des internautes s'inquiètent de la fin de l'anonymat sur l'encyclopédie en ligne.

La contribution anonyme a-t-elle vécu sur Wikipedia?

La question se pose alors: la vigilance de la communauté Wikipedia est-elle suffisante? Une activité bénévole, même de plusieurs dizaines de personnes, serait-elle apte à corriger les attaques d’individus aux motivations variées (piratage humoristique, politique, religieux, économique, diffamatoire, etc.) qui peuvent, au bout de plusieurs semaines, à force de diffuser leur message de diverses manières, le rendre tellement authentique, que seuls des spécialistes du domaine puissent distinguer le fait de la manipulation?

Faudra-t-il de nouveaux financements?

La Wikimedia Foundation, organisation à but non lucratif qui gère Wikipedia, serait-elle à cours de moyens? Sa présidente, Florence Devouard, aurait en effet déclaré que « Wikipedia dispose des ressources nécessaires pour assurer le fonctionnement de ses serveurs pendant trois ou quatre mois. Si nous ne trouvons pas de nouveaux financements, il n'est pas impossible que Wikipedia disparaisse ». Amplifiée et déformée par de nombreux sites et blogs, cette déclaration a été prise au pied de la lettre par de nombreux commentateurs, au grand dam de la fondation. Dans un email envoyé à la liste de diffusion de la fondation, Florence Devouard explique que cette déclaration avait été extraite de son contexte et que ces commentateurs n'avaient pas mentionné le sourire qui l'accompagnait. Un sourire destiné - selon elle - à souligner les difficultés que pouvait éprouver une organisation à but non lucratif à trouver des fonds pour assurer son financement.

«Pour faire court, nous avons actuellement à notre disposition un peu plus d'un million, peut-être 1,5 million (de dollars) en banque. Nos dépenses mensuelles se montent aujourd'hui à environ 75.000 dollars. Nous comptions investir 1,6 million de dollars en matériel d'ici le mois de juin, et nous pouvons nous attendre à ce que les coûts de bande passante et d'hébergement suivent. Il nous faut également plus d'aide humaine, et nous aurions besoin de recruter un directeur exécutif, un directeur technique et sans doute quelques développeurs », explique Florence Devouard, qui confirme que la fondation n'a effectivement assez de liquidités que pour trois ou quatre mois, mais précise que cette situation n'a rien d'exceptionnel.

La récente campagne de dons lancée par Wikipedia a permis de récolter plus d'un million de dollars, et les finances de la fondation se concluent, année après année, par un solde positif. Si les besoins augmentent, c'est surtout dû au succès de Wikipedia, qui fait partie des premiers sites au monde en termes d'audience. « Les gens à la fondation essaient de trouver de nouveaux moyens de récolter plus de fonds, avec des services, des royalties sur l'utilisation de la marque, les dons, etc. », explique encore Florence Devouard, en rappelant que Wikipedia n'est pas la cause d'un petit nombre, mais la propriété des internautes.

Un colosse aux pieds d'argile

Avec une audience de plus de 100 millions de visiteurs uniques par mois, Wikipedia reste néanmoins un colosse aux pieds d'argile, dont la survie dépend des contributions de ses dizaines de milliers de donateurs, en raison du refus de la Wikimedia fondation de recourir au modèle publicitaire. Après le départ de son co-fondateur Jimmy Wales, parti créer Wikia, une autre encyclopédie dont le financement se fera lui par la publicité, c'est désormais au tour de Google de présenter Knol, concurrent direct de Wikipedia.

Knol sur les traces de Wiki et Wikia sur les traces de Knol...

Ce modèle se distinguera principalement par l’identification d’un seul auteur par article, (avec CV et portrait). L’article ne pourra plus être modifié par les autres internautes, mais ceux-ci pourront y ajouter des commentaires, contenus additionnels, références et photos. Cette encyclopédie permettra à plusieurs articles (appelés «knols») sur un même sujet d’être mis en concurrence. L'idée clé « est de mettre en avant les auteurs qui resteront les éditeurs de leurs articles», explique Udi Manber, VP Engineering chez Google, sans toutefois préciser si les contributeurs pourront monétiser ces informations, à la manière des blogueurs affichant leurs propres bannières AdSense. Ce système accueillera également de la publicité à la discrétion de l'auteur, publicité dont une partie des recettes sera redistribuée par Google, qui espère que ces articles couvriront «tous les sujets», et assure qu'il n'interviendra pas sur les contenus : le contrôle «restera aux mains des auteurs».

Interrogé sur la naissance de ce nouveau concurrent, déjà surnommé Googlepedia, le fondateur de Wikipedia - Jimmy Wales - se montre serein: «Google fait beaucoup de choses géniales, mais beaucoup de ces choses géniales ne réussissent pas tant que ça». La rivalité entre les deux poids lourds du net s'annonce d'autant plus vive que Jimmy Wales vient de lancer un moteur de recherches, lui aussi concurrent direct de Google…quelques semaines après l'annonce de Knol.

Ce nouveau bébé du père de Wikipedia s'appelle Wikia Search et comme Wikipedia, il repose sur la collaboration des internautes. Il devrait permettre à chacun de proposer ses meilleurs résultats/liens sur un sujet donné et d'argumenter ses choix. Ce moteur de recherche basé sur la collaboration des internautes est une pierre lancée dans le jardin de Google dont le très secret système de recherche PageRank, automatisé, est d'une efficacité redoutable mais dont l'algorithme reste mystérieux. L'arbitraire d'un robot ne se justifie pas pour Jimmy Wales qui ne manque pas une occasion de le critiquer. Ce moteur aura-t-il le même succès que Wikipedia? Réponse dès le 7 janvier 2008, date du lancement officiel...

Ceux qui apprécient le caractère citoyen de l'aventure sans but lucratif de Wikipedia pourraient toutefois être rebutés par Wikia Search. Contrairement à l'encyclopédie en ligne, le moteur de recherche est une entreprise commerciale qui a d'ailleurs reçu le soutien financier d'un poids lourd comme Amazon, le numéro un mondial du e-commerce...

YouTube, produit phare du Web 2.0, économiquement illégal?

"A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale" disait Andy Warhol. Inconnu un an encore, YouTube est devenu le premier site de vidéos au monde avec 100 millions de vidéos délivrées par jour. Elément incontournable du Web 2.0, YouTube est pourtant encore à la recherche de son modèle économique.

Un succès exponentiel

YouTube est passé de 15 millions de vidéos par jour délivrées en mars 2006 à 70 millions en juin pour dépasser les 100 millions en juillet! A l'heure actuelle, le dernier chiffre officiel est de 100 millions, mais si la courbe suit cette trajectoire, le site a probablement dépassé les 150 millions de vidéos quotidiennes. Le coût en bande passante est estimé à plus de 2,5 millions de dollars par mois, et le chiffre d'affaires... proche de zéro! YouTube pourrait donc devenir le plus gros succès du Web 2.0... ou devenir le symbole du plus gros flop de la "Bulle 2.0". Son modèle économique, basé sur la rémunération publicitaire à la page vue semble un scénario de monétisation alléchant. Et pourtant...

Tensions entre nouveaux et anciens médias: le problème des droits d'auteur

L'un des principaux problèmes liés aux droits d'auteur est la question des lip-synch, ces clips amateurs très regardés sur YouTube. Alors qu’Universal voudrait tout simplement les interdire, EMI penche plutôt vers une solution de reconnaissance automatique des chansons qui permettrait à la maison de disques de toucher des royalties en partageant les revenus générés avec YouTube. Ces revenus restent encore à définir…

YouTube est en effet perçu par ses contributeurs les plus douteux en matière de droits d'auteur, comme un nouveau Far West. Véritable pied de nez aux institutions morales et économiques, le net via YouTube doit offrir ses biens à tous. Ce piratage invoqué au nom de la liberté, s'oppose - selon eux - au mercantilisme coupable de brider les capacités d’échange des réseaux. Face à leur vision des choses, il y a les créateurs, et, surtout, les producteurs, ces géants économiques, peu disposés à se faire tondre la laine sur le dos.

Viacom, le géant des médias, réclame à YouTube un milliard de dollars de dommages et intérêts ainsi qu'une injonction de cesser de violer les droits d’auteur à l’avenir. Viacom a d’ailleurs déposé plainte le 13 mars 2007 contre YouTube pour "violation massive et intentionnelle des droits d’auteur". Depuis que Google a racheté YouTube en octobre dernier, le géant des médias en ligne a tenté de conclure des accords avec les majors afin de pouvoir diffuser leur contenu sur son site de partage vidéo.

Google espère bien devenir le leader de la vidéo en ligne. La vaste audience de YouTube combinée à sa maîtrise de la publicité en ligne représentent pour Google un commerce lucratif, dont il envisage de partager les revenus avec les grandes industries des médias et autres créateurs de contenu. YouTube a en effet déjà noué plus de mille partenariats de diffusion (avec notamment la BBC, CBS, Fox, NBC Universal, Time Warner et la NBA).

Dans un communiqué de presse, Viacom accuse en effet Google de développer un modèle économique illégal, exploitant des fans et bénéficiant de recettes publicitaires en partie créées par du contenu piraté. Près de 160’000 vidéos provenant de Viacom auraient été mises en ligne sur YouTube et vues plus de 1,5 milliards de fois. Dans la bataille que se livrent les nouveaux médias et les industries du divertissement, Viacom lance une offensive qui pourrait se révéler décisive pour le futur de la distribution de contenu audiovisuel en ligne.

La concurrence s'organise

Les géants NBC Universal et News Corp ont quant à eux créé en octobre 2007 Hulu.com pour lutter contre l’hégémonie du YouTube de Google. Des films et des séries diffusés gratuitement sont proposés sur Hulu.com. Fondé par NBC Universal et News Corporation, Hulu ne diffusera que des contenus issus de ces deux catalogues. Les internautes ne pourront donc pas poster leurs propres vidéos, contrairement aux utilisateurs de YouTube. Par ailleurs, les studios Sony et Metro-Goldwyn-Mayer ont également établi un partenariat avec Hulu pour la diffusion d'une partie de leurs contenus.

Cette plate-forme sera financée par de la publicité. Au-delà de l'alliance des grands studios de production cinématographique, la naissance de Hulu.com marque une offensive des portails Web face à Google : ceux de Yahoo, MSN, d'AOL, et de MySpace, en tant que partenaires de la plate-forme, diffuseront eux aussi les contenus du site.

De la guerre à la diplomatie...

Certaines Majors ont finalement autorisé la diffusion légale de leur contenu sur YouTube en échange du partage des revenus publicitaires. Elles préfèrent trouver ainsi un accord car YouTube reste un formidable vecteur promotionnel. Mais les accords restent difficiles à finaliser car la prolifération sur YouTube de vidéos protégées par les droits d’auteur ne fait qu’augmenter la colère des Majors. Celles-ci doivent en effet scanner quotidiennement les clips en ligne de YouTube pour voir si du contenu leur appartient.

D’un point de vue légal, le Digital Millennium Copyright Act de 1998 (DMCA) interdit le contournement des mesures techniques de protection). Cependant, un amendement (le Safe Harbor) protège les sites Internet qui contiennent du contenu pirate posté par les utilisateurs, tant que les sites le suppriment immédiatement sur demande de l’ayant-droit. Le verdict de cette action en justice, si cela va jusqu’au procès, dépendra de l’interprétation de cet amendement. Google affirme ainsi être protégé par le DMCA.

Mais Viacom, qui revendique sa part du gâteau, est persuadé du contraire. Avec l’essor de la publicité en ligne, l’enjeu est énorme. La compagnie affirme qu’à la différence des fournisseurs d’accès à Internet, qui n’ont vraiment aucune idée de ce qui circule à travers leur réseau, Google est en lien direct avec ses clients. Cependant, rien ne prouve que YouTube encourage ses fournisseurs à violer les droits d’auteur. Google a également toujours réagi promptement lorsque les ayants-droit le lui ont demandé...

Ce bras de fer reflète bien les deux tendances qui s'affrontent, deux visions différentes de l'avenir d’Internet, avec, d'un côté, ceux voulant créer des logiciels permettant aux particuliers et entreprises de communiquer, et de l'autre, ceux voulant garder le contrôle de leur création - dans laquelle ils ont investi temps et argent...

Quel YouTube pour le Web 3.0 de demain?

La publicité pourrait-elle réunir ces incontrôlables fournisseurs de vidéos piratées et les producteurs de celles-ci? Une marque de luxe oserait-elle associer son nom à la vidéo de mon voisin chantant dans son salon? L'immense quantité de contenus potaches présents sur YouTube n’est pas pour rassurer les potentiels annonceurs...

Cependant, les usagers maîtrisent de mieux en mieux leur matériel de plus en plus performant, et, des jeunes professionnels ont saisi l’opportunité de diffuser leurs créations et la tendance va vers la qualité comme en atteste l’originalité des lauréats du dernier Mobil Film Festival.

Cette monté en qualité offre de nouvelles perspectives: passer de "vidéo gag version net" à une véritable chaîne de diffusion de contenus délinéarisés, structurée autour d’une ligne éditoriale. Le modèle économique devient potentiellement plus réaliste, puisque basé sur une offre cohérente et maîtrisée.

Du B2C au B2B: une évolution possible pour YouTube

Ce travail permettrait d’apporter une cohérence aux contenus affichés et on pourrait alors évoluer d’une offre B2C à une offre B2B. Certains réseaux, comme les opérateurs de téléphonie mobile, sont demandeurs de contenus pour animer leurs réseaux. Il pourrait être intéressant de comparer les approches différentes sur ce marché et les tentatives de monétisation des contenus.

Les plateformes vidéo comme Eyeka et les bouquets thématiques destinés aux mobiles tel que One TV ont compris la nécessité de passer du User generated content au Co-generated content. Mais qu’est-ce qu’une plateforme vidéo évoluée? Contrairement à YouTube, vaste fourre-tout, ici les contenus sont sélectionnés avant mise en ligne et leurs réalisateurs cooptés. Cette sélection a pour but de vendre ces vidéos aux annonceurs soucieux de dynamiser leur site Web ou leur image. De plus, les formats courts des vidéos se prêteraient à une plus grande mobilité. D’où l’idée de proposer également ces contenus à des opérateurs mobiles. Cette approche est doublement séduisante. Economiquement, elle a le mérite d’amorcer un modèle économique valide.

De son côté, le bouquet de chaînes 100% mobile One TV joue la carte de l’audace. Un service accessible uniquement en mobilité et s’affranchissant des portails des opérateurs mobiles pour toucher leurs abonnés; plus de droits à négocier avec les opérateurs! A cette solution, on peut s’interroger sur la pertinence de la démarche. En effet, se positionner comme alternative à la TV mobile hertzienne en misant sur des usages courts délinéarisés peut laisser dubitatif...

Sources:

Wikipedia:

http://www.clubic.com/actualite-88482-knol-google-entend-concurrencer-wikipedia.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-990170@51-990173,0.html
http://articles.gourt.com/fr/Wikip%C3%A9dia
http://www.wikipedia-watch.org/vandals.html

Youtube:

http://www.futura-sciences.com
http://www.infos-du-net.com/actualite/10892-proces-lafesse-videos.html
http://www.tech.youvox.fr/Quel-modele-economique-pour-les,0328
http://www.journaldunet.com



Réalisé par Caroline Veron


dossier préparé par:


Luis Clara-Fernandes, Bénédicte Furrer, Pascal Rulfi, Anne-Laure Vaudan, Caroline Véron