Big Google is watching you! | Decembre 2007


Google, vous avez dit Google?

Google indexe, analyse, archive et mémorise toute une série de données personnelles à chaque passage de l’internaute sur l’un de ses produits. Notre démarche vise à évaluer l’utilisation de ces informations et ses dangers pour la sphère privée, la manière dont elles sont obtenues et comment Google s’en sert. Mais quelle est cette grosse machine, partie de rien et qui avale tout sur son passage? Essayons de comprendre son histoire, l’évolution du groupe, son portefeuille garni et sa concurrence. Quelles traces laissons-nous sur la toile et touchons-nous ici la mince ligne qui titille l’atteinte à la protection des données personnelles?

Google : kézako?

Il est rare de voir une entreprise grandir et se diversifier aussi rapidement, mais cette ascension fulgurante suscite des préoccupations, qui sont parfois paranoïaques et parfois justifiées !

Larry Page et Sergey Brin, alors âgés de 25 ans, ont fondé le moteur de recherche appelé Google en septembre 1998 dans la Sillicon Valley en Californie. Son nom semble avoir été inspiré par le traité écrit par Edward Kasner «Mathematics and the Imagination» dans lequel Kasner évoque le nom «gogol» qu’il a donné au nombre formé du chiffre 1 suivi de 100 zéros. Google est également proche du mot anglais «goggle», qui veut dire « lunettes » et qui rappelle les deux 0 du logo.

La société s’est donné pour devise «don’t be evil», ce qui signifie «ne sois pas méchant». Et elle s’est fixé pour objectif de gérer toute information disponible sur Internet, afin de la rendre accessible partout dans le monde.

Google est devenue une des plus grosses sociétés mondiales, elle se classe au 27e rang des plus grandes fortunes de la planète. C'est la plus importante société technologique, juste derrière Microsoft. Et la société pèse quelque 160 milliards de dollars à la bourse de Wall Street. Google est coté en bourse depuis 2004, le cours de son action s’élève aujourd’hui à 692,24 USD http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=GOOG et sa valeur du marché en actions est de 200 millions USD. Son revenu annuel et de 4,23 millions USD, ce qui veut dire un 1,07 million USD de revenu net
http://www.ft.com/cms/s/0/dc9603c2-7dcf-11dc-9f47-0000779fd2ac.html?nclick_check=1

L’entreprise compte plus de 16’000 employés dans le monde, dont 2300 nouveaux collaborateurs viennent d’être engagés durant les trois derniers mois. http://www.lunchoverip.com/2007/09/inside-google-z.html

Il est rare de voir une entreprise grandir et se diversifier aussi rapidement. Cette ascension fulgurante suscite des préoccupations, qui sont parfois paranoïaques mais parfois justifiées.

La liste des circonscriptions de haine ou de crainte de Google augmente de semaine en semaine. Les médias estiment que Google a augmenté sa croissance en utilisant leurs informations gratuitement.

Les politiciens américains disent ne pas aimer traiter avec ceux qui censurent en Chine. Les conservateurs sont indignés par les vidéos non censurées. Mais la plus grande crainte concerne la vie privée de ses utilisateurs.

En effet, la récolte de ces données commence par les logs, avec les recherches et les réponses obtenues et s’étendent au courrier électronique, annuaire, calendrier, bloc-notes, barre d’outils, adresses, photos, vidéos, http://www.google.com/intl/fr/options/

Auxquelles viennent s’ajouter les services publicitaires par le biais de Google AdWords, qui offre la possibilité aux annonceurs d’enregistrer les visites de clients potentiels et de mieux cibler les sites où ils souhaitent placer leurs annonces. Il en va de même pour Google AdSense, mais ce service est orienté éditeur de sites Web.

Google « Recherche de livres », la société a signé un partenariat avec de grandes bibliothèques telles que Bodleian Library d'Oxford, Bayerische Staatsbibliothek de Munich, Harvard, Stanford, New York Public, ainsi que la Bibliothèque Cantonale et Universitaire de Lausanne. Il s’agit de numériser la quasi totalité de leurs fonds et de le rendre accessible via Google. De plus, il est également possible de chercher des lieux géographiques via Google Maps ou encore de visiter la Terre en trois dimensions grâce à Google Earth. De nouveaux projets sont déjà envisagés dans le domaine du divertissement, comme la télévision, la radio et la téléphonie mobile.

Google est souvent comparé à Microsoft, mais son évolution se rapproche d’avantage de celui du secteur bancaire. Comme les banques, qui sont des tuteurs de l’information sur les avoirs de leurs dépositaires, Google est devenu le gardien d’un très large éventail d’informations sur les individus.

C’est d’ailleurs pourquoi les conflits d’intérêts deviennent inévitables, Google contrôle un grand cadran, qui peut se déplacer dans les deux sens. D’un côté il pourrait détruire rapidement les données qu’il recueille, afin d'assurer la protection de la vie privée, mais de l’autre il perdrait des informations importantes qui lui permettent de faire des profits de vente aux annonceurs.

Une stratégie possible serait de dissiper les préoccupations quant à la fiabilité de Google en devenant plus transparent. De toute façon, Google n’a pas le choix, il se doit d’apporter des changements concernant son règlement en matière de gestion des données privées. A moins qu’elle ne soit légalement priée de conserver les données des logs pour une plus longue durée, la société doit rendre les logs anonymes, afin qu’il ne soit plus possible d’identifier les usagers. Ceci après un laps de temps qui se situe entre 18 et 24 mois. Ses ingénieurs travaillent déjà sur les détails techniques, afin de pouvoir implémenter ces nouveaux règlements dans les prochains mois. http://googleblog.blogspot.com/2007/08/google-search-privacy-plain-and-simple.html

Sources:
http://www.google.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Google
http://www.aquadesign.be/news/article-3419.php
http://www.google.fr/why_use.html
http://www.rankspirit.com/histoire-google.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Google
http://www.lemedialab.com/article.php?id_article=
https://www.economist.com/
http://googleblog.blogspot.com/2007/03/taking-steps-to-further-improve-our.html
http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=GOOG
http://www.ft.com/cms/s/0/dc9603c2-7dcf-11dc-9f47-0000779fd2ac.html?nclick_check=1
http://www.lunchoverip.com/2007/09/inside-google-z.html

Souriez, vous êtes tracés!

Google: traçabilité du passage de l’internaute.

Souriez, vous êtes tracés!

Google indexe et scanne tout: blogs, photos satellites de la Terre et de l’espace, images, livres, pages web et contenu de votre ordinateur. Mieux encore, Google mémorise toute une série de données personnelles à chaque passage de l’internaute sur l’un de ses produits. Notre démarche vise à évaluer l’utilisation de ces informations et ses dangers pour la sphère privée, la manière dont elles sont obtenues et comment Google poursuit sa mission de départ: l’organisation de information à l’échelle mondiale et la rendre universellement accessible et utile.

Cookies, adresses IP et logs: traçabilité rassurante ou inquiétante?

Quoique que vous fassiez et où que vous alliez sur la toile, vos pas sont tracés. L’internaute lambda n’a souvent qu’une vague idée de ce que sont les cookies, adresses IP ou logs de connexion et pense pouvoir se balader sur la toile à la manière de Mister X, son anonymat protégé derrière son écran d’ordinateur. Il n’en est rien, suivez le parcours…

Toute page visitée sur le web laisse une trace dans le log du serveur qui offre la page. Les principales données mémorisées sont les suivantes :

  • Heure à laquelle on se connecte.
  • Serveur
  • Adresse IP
  • Identité de l’utilisateur si la page est en accès contrôlé par username/password
  • Paramètres passés dans l’adresse
  • Résultats de la requête (ok ou ko)
  • Navigateur utilisé (type et version)

Ces informations permettent de savoir quelles sont les informations fournies par le serveur, d’où une mise en avant des pages les plus demandées pour un accès plus facile. Elles donnent aussi des indications sur l’internaute venu sur la page à l’aide de son adresse IP.
Par exemple, grâce à ces informations, les responsables réseau d’une entreprise peuvent savoir si l’internaute travaille sur un poste fixe ou s’il est connecté sur wifi.

Néanmoins, la possibilité de brouiller les pistes existe en utilisant un « anonymizer ». Dans ce cas, les requêtes du navigateur de l’internaute passent par un site qui va lui chercher les informations souhaitées : dans les logs du serveur final, l’adresse du site anonymizer apparaîtra et non celle de l’internaute.
Ce système peut être démasqué sous forte pression juridique et puissante volonté lors par exemple de traques d’internautes pédophiles.

Vous reprendrez bien un cookie?

Les cookies sont des fichiers qui s’enregistrent sur le disque dur de votre ordinateur afin de permettre au serveur web de le reconnaître d'une page web à l'autre. Les cookies permettent de mémoriser vos préférences d’après vos visites sur le web et vous évitent de retaper fréquemment des données sur un site visité. La grande problématique des cookies relève des informations qu'ils contiennent. En effet, lorsqu'un utilisateur se connecte à un site personnalisable, celui-ci va lui poser quelques questions afin de dresser son profil, puis stocker ces données dans un cookie. Selon le site, la manière dont l'information est stockée peut s'avérer nuisible à l'utilisateur.

Le problème n’est pas le stockage en soi mais plutôt ce que l’on fait de ces informations, qui peuvent, par exemple, faire l’objet d’une utilisation détournée suite à un piratage ou même par vente à d’autres fournisseurs de services. En ligne de mire: les adresses électroniques valides pour alimenter des envois massifs de publicités ciblées selon nos préférences. En effet, un site de vente en ligne peut par exemple collecter des informations sur les préférences des utilisateurs par le biais d'un questionnaire, afin de leur proposer ultérieurement des articles pouvant les intéresser.

Ainsi, en sachant si l'utilisateur est un homme ou une femme, un site pourra l'aiguiller directement au rayon approprié pour lui faire économiser du temps (et surtout pour mieux vendre). Si par ailleurs l'utilisateur a indiqué dans son profil qu'il est amateur de tennis, le site sera en mesure de lui proposer une sélection personnalisée des derniers articles en la matière. Un cookie est ainsi un mécanisme prévu pour créer une association entre la session de l'utilisateur (navigation entre des pages d'un même site) et les données le concernant.

Il s’agit de se poser la question suivante : « quelle est le genre d’informations que je suis prêt à rendre publiques ? ». Nous vous recommandons de refuser de céder des informations personnelles à un site ne vous inspirant pas confiance.

Google rassure les internautes

Google a tenu à expliquer aux internautes ce que sont ces différentes traces laissées par nos visites en mettant en ligne une vidéo sur son blog Video Google log, cookies, IP La vidéo résume le fonctionnement de son moteur de recherche et le type de données qu’il conserve concernant les internautes. Ceci est une première démarche didactique de la part de Google, qui devrait être suivie par d’autres enseignements sur les données conservées lorsque l’on visite ou adhère à d’autres produits Google

Logs de connexion: le concept du log de connexion désigne l’enregistrement séquentiel d’une série d’événements. Les logs permettent à Google d’analyser pas à pas votre activité sur internet.
Google enregistre votre adresse IP à chaque connexion. Cette adresse est celle de votre ordinateur et fonctionne comme votre numéro de téléphone sur internet. Cette adresse est utilisée afin que la réponse à votre recherche soit bien envoyée sur votre ordinateur.

Et Google dans tout ça?

La problématique Google se définit par son activité de base qui est de récolter les informations disponibles sur le net. Ses agents parcourent sans cesse les pages disponibles sur le web, les enregistrent dans leurs archives et les analysent afin de trouver des mots clés qui serviront ensuite à la recherche d’information. Ceci signifie que chacune de nos présences sur le web est à la disposition de Google, d’autres internautes qui pourraient faire une recherche nous concernant et également à la disposition d’organismes d’Etats (NSA, CIA ou autres services de renseignements). La mise en pratique du Patriot Act aux USA a obligé certains prestataires de services internet (Hotmail, Yahoo, AOL, Google) à fournir des informations potentiellement reliées à des activités à caractère terroriste (avec toutes les dérives possibles sur l’interprétation de ce terme…).

A titre d’exemple, je suis un cambrioleur qui cherche des informations sur les maisons à dévaliser:
- Je sélectionne une zone d’habitation cible.
- J’obtiens sur internet la liste des personnes qui y habitent.
- Je cherche des informations sur ces personnes à travers le moteur de recherche Google: lieu de travail, famille, photos, endroits de vacances (ou demeure secondaire), habitudes de vacances/loisirs (périodes, endroits, etc…)
- Je cherche des informations sur les congés de l’entreprise où ces personnes travaillent.
In fine, bien assez d’informations disponibles pour porter atteinte à la vie privée de ces personnes.

En conclusion, répondre à la question sur le bon fondement de la traçabilité sur internet revient à se questionner sur le bon fondement de notre cher et national couteau suisse… Tout dépend de l’usage que l’on en fait!
L’usage de la traçabilité étant aujourd’hui fréquemment détourné en commençant par le spam inoffensif mais désagréable qui nous promet le nirvana sexuel ou des copies de montres de luxe, en passant par les vols de données de cartes de crédit (si le site de commerce en ligne est piraté) et en arrivant au sommet du surréalisme où les agents de sécurité débarquent à la maison et nous embarquent sous prétexte d’un « chat » en ligne avec une personne qu’ils soupçonnent d’activités étranges… Ceci s’applique à une utilisation générale d’internet et à l’usage malveillant des traces laissées par l’internaute et ne concernent pas uniquement Google.

Il est bien évidemment possible de trouver le type d’informations mentionnées plus haut dans les résultats de recherches sur le moteur Google et les risques potentiels à travers Google sont les suivants :
- L’information privée exposée pour les amis et la famille devient disponible au monde entier et sans limite dans le temps. Cette information peut donc être utilisée à des fins malveillantes.
- Les informations sur notre passé restent enregistrées dans les archives de Google.
Google évite de répondre clairement sur son engagement à préserver la sécurité des données privées, que cela soit suite à une demande d’un organisme d’Etat ou autre.

Protection des données

24 septembre 2007, Montréal, Québec: Première conférence des Commissaires à la protection des données de la Francophonie – création de l’Association francophone des autorités de protection des données personnelles

Les « atteintes à la protection des données sont de nature à remettre en cause l’Etat de droit », a affirmé la chercheuse française Meryem Marzouki, Présidente des associations IRIS (Imaginons un Réseau Internet Solidaire) et EDRI (European Digital Right).

La majorité des intervenants ont dressé un tableau sombre, des récentes évolutions en matière d’échanges et de traitements des données personnelles. Dans sa conférence, Meryem Marzouki, chercheuse au CNRS, a souligné l’érosion générale de la notion de « vie privée » et le climat de consentement social à des mesures plus sécuritaires.

« Les atteintes à la protection des données, une tendance forte de ces dernières années, sont dans certains cas de nature à remettre en cause l’Etat de droit », a estimé Meryem Marzouki. Selon elle, les politiques de conservation et de rétentions des données personnelles obligent les intermédiaires du web et les fournisseurs d’accès à Internet à se transformer en véritables agents des gouvernements. Sur ce sujet, la Française a cité en référence les études sociologiques effectuées par les Canadiens Ian Kerr et Daphné Gilbert – voire page 22 « la justice américaine veut les données de Google et de ses concurrents ».

Dans le contexte actuel, le débat sur la nature personnelle ou non des adresses IP est pour la chercheuse tout à significatif de l’érosion générale du sentiment de nécessité de la protection des données privées. En France, la saisie par la police de données personnelles sans autorisations préalables tend à se généraliser, notamment les données de communications conservées par les fournisseurs d’accès à Internet, et ne fait plus scandale.

Plus globalement, en matière de protection des données, Mme Marzouki a identifié quatre tendances majeures de nature à remettre en cause l’Etat de droit.

  • Le recours de plus en plus fréquent à des mesures invasives comme les données biométries. Ces mesures sont justifiées par des standards internationaux décidés au sein d’organisme comme l’organisation de l’aviation civile internationale (Montréal). Les Etats présentent l’introduction des données biométriques comme une obligation imposée de l’extérieur. Ces décisions ne font donc pas l’objet de débats internes et sont fermées aux ONG. En d’autres termes, les décisions sont prises par les gouvernements sans contrôle démocratique.
  • L’extension des conditions de contrôle social. Des mesures prises pour une catégorie de criminels dangereux sont parfois étendues à toutes sortes de petits délinquants. En France, par exemple, on a constitué un fichier pour lutter contre les délits de type sexuels comme la pédophilie. Or ces fichiers sont maintenant utilisés dans la répression générale contre des personnes condamnées ou mise en cause dans les affaires d’atteintes aux biens et personnes. Si l’utilisation de l’ADN est légitime dans le cas de la pédophilie, elle l’est moins pour délinquance moindre, estime Mme Marzouki.
  • Les motivations pas clairement annoncées au départ. Des dispositions destinées à la lutte contre le terrorisme sont utilisées contre la petite délinquance et dans le contrôle de l’immigration.
  • La marchandisation du corps et de l’intimité. Sur Internet, des services gratuits, notamment sur ce que certains appellent le web 2.0, fonctionnent avec un modèle économique basé sur le profil des consommateurs et le ciblage personnalisé de la publicité. Ce phénomène ne découle pas d’un défaut d’informations du consommateur, note la chercheuse française. Beaucoup d’utilisateurs ont conscience de participer à une transaction et ils estiment que chacun y trouve son compte. Dans le fond, tout se passe comme si la protection des données n'était pas un droit fondamental mais un droit négociable dans le cadre d’un échange marchand, constate Mme Marzouki.

Banalisation des techniques de communication

La banalisation des techniques de communication explique entre autres ces évolutions sociales, selon Mme Marzouki. Les téléphones et les ordinateurs sont des familiers dont la plupart des gens font un usage quotidien. Comment pourraient-ils constituer un danger ?

La recherche du confort maximal est une autre explication. Lors des expériences de contrôle biométrique auxquelles ont procédé les autorités dans un aéroport parisien, les gens ont été avant tout sensibles au côté pratique et à l’aspect ludique de cette technique.

Lorsque les contrôles sont effectués par des moyens technologiques avancés la conscience citoyenne s’efface davantage que lorsqu’il s’agit d’un contrôle effectué par un gendarme en chair et en os et qui « vous demande vos papiers », a affirmé Mme Marzouki.

Pour terminer, la chercheuse du CNRS a rappelé que la biométrie constitue un énorme marché. De 2,1 milliards de dollars aujourd’hui, il devrait croître à 5,7 milliards en 2010 ; une croissance essentiellement stimulée par les programmes gouvernementaux.

L’AFAPD: une nouvelle association pour la défense des données personnelles

Les Commissaires à la protection des données de la Francophonie ont adopté, le 24 septembre 2007, à l’issue de la conférence de Montréal, les statuts de l’Association francophone des autorités de protection des données (AFAPD). Cet organisme nouvellement créé, et dont la Suisse est membre, a pour mission de promouvoir et de défendre les règles de la protection des données personnelles.

« La concrétisation universelle du droit à la vie privée, à la liberté et à la sûreté de sa personne, selon les termes de l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, implique nécessairement la protection des données à caractère personnel, ont communiqué les Commissaires à la protection des données de la Francophonie.

« Il est toujours souhaitable qu’un gouvernement démocratique apporte autant d’attention à la protection des données personnelles qu’à la protection des personnes physiques. La collecte des données personnelles ne peut être entreprise que d’une manière licite et doit être effectuée conformément aux principes de la bonne foi, de la proportionnalité et de la justice.

« Le développement démocratique implique, pour le respect des droits de l’individu à la vie privée, à la liberté et à la sûreté de sa personne, la nécessité d’adopter une loi qui instaure un devoir de transparence concernant l’utilisation des données personnelles : il faut prévenir les personnes quand on traite des informations sur elles, annoncer qui l’on est et pourquoi on traite ces informations et donner le droit à l’accès, à la rectification et à l’opposition.

Sources:
Internet Governance Forum (IGF), du 12 au 15 novembre 2007 à Rio: http://www.intgovforum.org/
Première Conférence des commissaires francophones à la protection des données du 24 septembre à Montréal: http://www.cai.gouv.qc.ca/CCPDF/index.htm
Sur ce site on trouvera également les statuts de l’AFAPD, ainsi que la « Déclaration de Montréal »: http://www.cai.gouv.qc.ca/CCPDF/doc/decMTL.pdf

Associations citées:
IRIS http://www.iris.sgdg.org/
EDRI http://www.edri.org/

Google et sa concurrence

Google, leader mondial du secteur de la recherche d’information, mais l’entreprise la moins engagée dans la protection de la vie privée des internautes?

Google est le leader mondial du secteur de la recherche d’information, selon la dernière étude de la firme américaine ComScore. Mais c'est également l’entreprise la moins engagée pour la protection de la vie privée des internautes, selon l’étude réalisée par « Privacy International ».

Les parts de marché des moteurs de recherche

Les parts de marché des moteurs de recherche selon les études réalisées par les grandes firmes spécialisées telles que ComScore, Inc. http://www.comscore.com/, Nielsen http://www.nielsen-netratings.com/pr/pr_060525.pdf et Hitwise http://weblogs.hitwise.com/, Google domine le marché de la recherche d'information dans le monde, en restant toujours le leader mondial du secteur.

  • Analyse de parts de marché des moteurs de recherche dans le monde, pour le Q3 2007:
    La dernière étude effectuée par la firme américaine ComScore http://www.comscore.com/press/release.asp?press=1802, menée sur les 50 principaux outils de recherche Internet, révèle qu’il s’est effectué un peu plus de 61 milliards de recherches Internet en août au niveau mondial et les sites de Google sont de loin les leaders du secteur. Cela signifie que 754,5 millions d’internautes de 15 ans et plus (95% des utilisateurs du Web) ont effectué une moyenne de 80 recherches au mois d’août. Il est à remarquer que le trafic issu des ordinateurs publics installés dans les cybercafés, à partir de téléphones portables ou d’assistants numériques personnels n’est pas inclus.
  • Analyse du nombre de recherches par région réalisées dans le monde, pour le Q3 2007:
    Afin de comprendre un peu plus la dynamique du marché des moteurs de recherche, il est aussi important d’analyser le comportement des utilisateurs selon le nombre de recherches réalisées par région dans le monde.
    recherches_par_region
  • Analyse de parts de marché des moteurs de recherche en France, aux Etats-Unis et en Chine, pour le Q1 2007:
    Il est aussi intéressant d'analyser les parts de marché des moteurs de recherche dans les trois pays les plus importants par rapport au marché de la recherche d’information sur Internet. C'est-à-dire la Chine (Asie-Pacifique), la France (Europe) et les Etats-Unis.

Pour avoir de plus amples informations sur les parts de marché des différents moteurs de recherche à travers le monde, on peut se référer au lien suivant:
http://www.search-engine-feng-shui.com/parts-de-marches. Il s’agit d’une carte du monde où sont indiquées les parts de marché des moteurs de recherche par pays.

L’engagement des moteurs de recherche dans la protection des données et le respect de la vie privée de leurs utilisateurs

Pendant six mois, « Privacy International » (PI) a étudié les pratiques liées à la protection des données personnelles de vingt-trois acteurs américains du service en ligne, lesquels ont été choisis en se basant sur trois critères: les parts de marché, les services offerts, le nombre d’utilisateurs et le trafic des sites.

Selon le rapport du classement réalisé appelé « Privacy ranking of internet services companies» http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd%5B347%5D=x-347-553961, publié le 9 juin 2007, Google est l’entreprise la moins engagée pour la protection de la vie privée des utilisateurs, étant qualifiée comme « hostile à la vie privée », et est accusée d’exercer «une surveillance généralisée du consommateur», tandis que Microsoft a été la meilleure qualifiée en « menaces substantielles», classement qui n’est pas non plus rassurant. En général, les standards de protection de la vie privée des principaux acteurs de l’Internet sont consternants, étant donné qu’aucune des sociétés n’obtient la meilleure appréciation du classement «Protège et encourage la vie privée».

Dans le tableau suivant, on trouve tant les pratiques des moteurs de recherche, les trois le plus grands aux Etats-Unis, par rapport à la collecte et au traitement des données, que leur classement initial selon l’étude de PI. Cette évaluation nous donne une idée du type de données privées qu’ils récoltent et indiquent dans quelle mesure elles sont protégées ou non par ces acteurs du web.

Analyse de recollection et traitement de données privées et classement initial de Google, Yahoo et Microsoft aux Etats-Unis, selon l’étude de « Privacy International »:

tableau

Sources :
http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd%5B347%5D=x-347-553961
http://www.zdnet.fr/themas/0,3800005031,39370136-4000002640q,00.htm
http://www.comscore.com/press/release.asp?press=1802
http://www.journaldunet.com/cc/03_internetmonde/intermonde_moteurs.shtml
http://www.search-engine-feng-shui.com/2007/05/29/les-parts-de-marche-des-moteurs-de-recherche/
http://www.xitimonitor.com/fr-fr/barometre-des-moteurs/barometre-des-moteurs-aout-2007/index-1-1-6-106.html
http://searchengineland.com/070921-105613.php
http://english.analysys.com.cn/3class/detail.php?id=332&name=report&daohang
http://www.generation-nt.com/baidu-benefices-troisieme-trimestre-finances-recherche-moteur-google-actualite-46711.html

Réalisé par André Koller, Deicy Tautiva, Sandra Schneider et Christine Müller


dossier préparé par:


Valérie Debély, André Koller, Christine Müller, Sandra Schneider-Branco, Deicy Tautiva Pulido