La vente de médicaments en ligne... | Mai 2006


Zur Rose

L’entreprise Zur Rose est active dans la distribution des médicaments, tant pour les médecins que pour les particuliers. La vente directe via Internet n’est pour l’instant pas pratiquée, et ce même pour les médicaments qui ne sont pas soumis à ordonnance médicale. Cette restriction n’enchante pas l’entreprise qui se sent prétéritée par le lobby des pharmaciens.

Un peu d'histoire

Zur Rose a été fondé en 1993 dans le but d’alimenter en médicaments les médecins habilités à faire de la vente directe aux patients. L’objectif de cette démarche était de casser le marché cartellisé dominé par les pharmacies traditionnelles.

Fonctionnement pour les particuliers

Depuis 2001, Zur Rose offre ses services aux particuliers. Les prestations ne sont pas des prestations de vente, Zur Rose n’est pas une e-pharmacie. Le patient a la possibilité de demander à son médecin d’envoyer les ordonnances par un moyen sécurisé à l’entreprise qui se charge ensuite de livrer les médicaments prescrits par courrier.

Les particuliers peuvent également envoyer les ordonnances à Zur Rose et, par ce biais, de recevoir leurs médicaments directement à domicile. Les ordonnances reçues sont systématiquement et formellement contrôlées par un pharmacien employé par Zur Rose. Si celles-ci sont correctes et qu’il n’y a pas de soucis d’incompatibilité entre les différents médicaments prescrits, le processus logistique est lancé.

Les commandes sont encore contrôlées au stade de l’emballage avant l’envoi.

Un médicament ne peut être délivré que sur ordonnance, qu’il y soit soumis ou non. Cette façon de faire empêche les abus ou les éventuelles erreurs de livraison.

Le service de Zur Rose est apprécié en particulier par les patients qui sont soumis à des traitements chroniques nécessitant des livraisons périodiques et planifiables de médicaments.

Zur Rose s'exprime sur les méthodes de distribution des médicaments

Ce canal d’approvisionnement est, selon M. Zellweger, CFO et responsable des expéditions de médicaments, le plus confortable et le meilleur marché. L’approvisionnement traditionnel (i.e. par les pharmacies) est, toujours selon M. Zellweger, le moyen le plus fastidieux et le plus cher de se procurer des médicaments. Il représenterait plus de 500 millions de francs à ajouter à la facture de santé en Suisse chaque année, et ce pour des taxes inutiles.

L’entreprise insiste sur le fait qu’elle n’est une pharmacie virtuelle en Suisse, et ce même pour les médicaments OTC (non soumis à ordonnance). Ce type de distribution est prétérité par le fait qu’une ordonnance est indispensable pour tous les envois.

Ces restrictions sont imposées par les pharmaciens et leur «véhémente guerre contre l’innovation» (propos de M. Zellweger). Cette corporation use, je cite, de tous les moyens pour conserver les prix les plus élevés possibles pour les médicaments au détriment des patients et du système de santé suisse et pour réduire à néant toute velléité d’instaurer une concurrence dans ce secteur.



Réalisé par Francis Grosjean


dossier préparé par:


Stephan Buchser, Francis Grosjean, Catherine Monney